Mon âme erre ....

Mon âme erre ....

Je me noie. Les larmes que je verse laissent mon visage rouge et douloureux.

Toute cette injustice autour de moi me laisse anéantie. Je finis par ne plus croire en l'homme. Les bulles dans lesquelles j'avais mis tous mes espoirs éclatent les unes après les autres, laissant autour de moi, des traces laides et puantes.

Non, je ne crois plus en l'humanité. Etre gentil ne suffit plus. C'est pour certains même, je crois, insultant. Ne voir que le bon est négatif. Il va falloir que je m'endurcisse, que je forge mes enfants à être mauvais, sinon, ils ne s'en sortiront pas. Je n'en peux plus des larmes des miens, à cause de leur faiblesse. Leur faiblesse : c'est d'être aimable !

Terrible constat.

J'aimerais tant retrouver ces étincelles de passion éclatante !

Laisser novembre partir et retrouver l'hiver. Celui qui frigorifie et qui enveloppe le paysage d'un épais manteau blanc... Silence... Ecouter palpiter l'hiver... J'ai envie... très.

Je suis amère, cette amertume acide, nocive, celle qui transperce le coeur.

J'aimerais tant retrouver mes bulles de petits bonheurs, de charmes et de sourires, retrouver mes flacons de sensations précieuses, d'émotions lumineuses.

Mais non. J'ai perdu leurs traces, dans les méandres de ma dépression qui débute.

J'ai peur... pour eux.

# Posted on Friday, 20 November 2009 at 12:26 PM

Edited on Saturday, 21 November 2009 at 3:46 PM

Quelques mots d'amour....

Quelques mots d'amour....

Ce matin, doucement, j'ai caressé sa tête, l'ai embrassé dans le cou.

Clovis a 11ans. Je lui ai dit tout bas, comme un secret : "je t'aime fort". Et tendrement, il m'a répondu "merci".

Je ne suis pas une maman qui dit souvent des mots doux, des mots d'amour. Je ne sais pas faire, ce n'est pas naturel chez moi. Je n'ai pas le souvenir qu'une seule fois, mes parents m'aient dit "je t'aime"... C'était comme ça. Mais je n'ai jamais douté de leur amour, même s'ils étaient maladroits et guère tendres.

Je ne dis pas des mots d'amour, mais je suis très affectueuse : des caresses, des bisous, des massages. C'est ma manière à moi de leur dire "je t'aime".

Du coup, ils ne me le disent pas non plus, sauf parfois Alix, qui me susurre : "tu sais maman, je t'aime bien, même quand tu me fâches et que je pleure"...

Moi, je leur dis "je t'aime", en silence.

Une caresse sur la joue, un sourire appuyé, un regard attendrissant, un clin d'oeil coquin, un frolement de main cachent souvent un mot d'amour. Mes mots d'amour.

Vous souhaite une douce fin de journée, en vous serrant dans mes bras.

# Posted on Thursday, 05 November 2009 at 11:56 AM

Edited on Thursday, 05 November 2009 at 12:07 PM

Demain, un an déjà... Demain, 11 ans déjà !

Demain, un an déjà... Demain, 11 ans déjà !
Demain, cela fera un an déjà que Valérie tirait sa révérence. La douleur est intacte et la révolte est la même.

Aujourd'hui est d'un froid piquant. Les nuages ont obsurci le ciel, épaississant la lumière qui tentait un chemin sur ce jour gris. Le rythme de mes heures se moule dans un quotidien éprouvé. Le coeur en écharpe, je suis impuissante à freiner ce cours là. Je me blottis au coeur d'un vide en fermant les yeux de ne plus savoir où les poser. Je voudrais me bercer pour m'endormir, mais...

Demain, une parenthèse lumineuse dans ma vie : l'anniversaire de mon fils. Mon roi, ma fierté.

Même douloureuse, la vie continue. Avec vous. Mais sans eux.

# Posted on Wednesday, 04 November 2009 at 12:17 PM

Pour toi Manon

Pour toi Manon
"Vivre pour ne pas survivre. Vivre parce que la vie s'enfuit sur les sentiers de l'inassouvi, parce qu'elle se meure de manque d'amour.

Vivre encore et toujours parce que, avides de tendresse, les lendemains chantent louange aux âmes ouvertes, gravant sourires sur les visages offerts à l'amour, dans l'apogée des joie que confère le présent pour bâtir le futur.
Il faut vivre... maintenant... Vivre l'instant plus que l'acte. Vivre intensément chaque seconde parce toutes ont de l'importance car, cumulant l'éphémère de leur fugacité, elles forgent les heures qui font les jours au proche du destin de tout un chacun.
Dans l'intensité du torrent de la vie, il faut puiser la force d'aller vers demain, plus riche devenu de regard de ses enfants, des pensées de ses amis et de l'amour dont vous encense l'être aimé, puiser la force d'entrevoir l'avenir dans le bonheur... d'être.
Vous qui tremblez de voir la détresse d'autrui, vous qui pensez votre bonheur trop beau quand d'autres ont faim, sachez que chacune de vos pensées qui s'en va vers ces pauvres gens, est une raison supplémentaire à la justification de votre bonheur, une preuve de plus au mérite de votre coeur.
Vivre ! Vivre d'amour parce que la haine détruit, vivre de tendresse parce qu'elle emporte le coeur dans la légèreté de l'air, vivre de sourires tant ils nourrissent l'âme. [...] "

Texte tiré du recueil de Sylvain Bergogne, "Coeur de funambule"


Adieu Quentin...

# Posted on Friday, 30 October 2009 at 2:50 AM