Toute cette injustice autour de moi me laisse anéantie. Je finis par ne plus croire en l'homme. Les bulles dans lesquelles j'avais mis tous mes espoirs éclatent les unes après les autres, laissant autour de moi, des traces laides et puantes.
Non, je ne crois plus en l'humanité. Etre gentil ne suffit plus. C'est pour certains même, je crois, insultant. Ne voir que le bon est négatif. Il va falloir que je m'endurcisse, que je forge mes enfants à être mauvais, sinon, ils ne s'en sortiront pas. Je n'en peux plus des larmes des miens, à cause de leur faiblesse. Leur faiblesse : c'est d'être aimable !
Terrible constat.
J'aimerais tant retrouver ces étincelles de passion éclatante !
Laisser novembre partir et retrouver l'hiver. Celui qui frigorifie et qui enveloppe le paysage d'un épais manteau blanc... Silence... Ecouter palpiter l'hiver... J'ai envie... très.
Je suis amère, cette amertume acide, nocive, celle qui transperce le coeur.
J'aimerais tant retrouver mes bulles de petits bonheurs, de charmes et de sourires, retrouver mes flacons de sensations précieuses, d'émotions lumineuses.
Mais non. J'ai perdu leurs traces, dans les méandres de ma dépression qui débute.
J'ai peur... pour eux.



